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WAC sollicite l'arbitrage du TAS: Recours inutile?

Ainsi donc le Wydad de Casablanca va tenter un tout dernier recours pour essayer d'inverser la sentence de la CAF, principale instance footballistique continentale, Les chances de voir cette démarche aboutir sont, pour ainsi dire, dérisoires. Au sein même de la famille du WAC, des voies s'élèvent pour exhorter les dirigeants à se concentrer sur l'essentiel et d'oublier la finale retour de Rades, perdue dans les conditions que l'on sait face à un club, l'Espérance de Tunis en l'occurrence, qui traîne un lourd passé en termes de tripatouillages. Les plus sages recommandent aux dirigeants du WAC de garder le cordon ombilical avec leurs homologues de la CAF en prévision des futures échéances.


Le WAC a été déclaré perdant, non pas parce que ses arguments manquent de solidité. Le dossier monté à ce niveau est quasiment indémontable a été très bien défendu. Le problème, c'est que les instances sportives internationales quelles qu'elles soient évitent comme la peste de créer un précédent. C'est exactement ce qui a coulé le WAC. Si la CAF avait donné raison au doyen des clubs marocains, la porte aurait été alors ouverte à plusieurs cas similaires et à des échelons divers et on n'en finirait plus avec les doléances. Voilà la vraie raison. On ferme la porte au WAC pour ne pas encourir le risque de recours possibles en cascade.

Image: Le Matin


Une attitude bureaucratique par excellente qui ne s'embarrasse pas trop d'arguments. Sous cet angle, l'UEFA ne raisonne pas autrement. On évite par tous les moyens de ne pas s'aventurer dans l'inconnu.


Capital sympathie


À moins qu'un miracle ne se produise, le TAS ne donnera pas raison au WAC et ce dernier aura alors épuisé tous les recours possibles pour rien. En plus de la phobie qu'inspire le précédent, les dirigeants du WAC ont oublié un détail fondamental: Avec ou sans VAR, la décision de l'arbitre est souveraine et tout est fait pour protéger son autorité. Même s'il prend les décisions les plus farfelues, on peut tout au plus le sanctionner pour un temps mais il est très rare qu'on rejoue un match sous prétexte de décisions arbitraires. C'est exactement ce que les instances du sport le plus populaire de la planète cherchent à éviter. On peut même vous regarder droit dans les yeux en reconnaissant sans ambages que l'arbitre a commis des bourdes, mais de là à rejouer un match...


Le WAC a donc perdu la finale la plus controversée de l'histoire. Le club casablancais a aussi bien été malmené par l'arbitrage à l'aller qu'au retour. Le monde entier a tout vu et c'est suffisant. L'élan de sympathie envers le WAC à l'échelle internationale et plus particulièrement arabe, constitue une sorte de lot de consolation qui vaut son pesant d'or. Une compétition de premier ordre a été perdue , mais la légitimité internationale a été gagnée haut la main par le Wydad. C'est peut-être le plus important.

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