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Sahara: Alger alimente la guéguerre...

Ainsi donc, le Polisario a décidé de rompre unilatéralement le cessez-le-feu en vigueur au Sahara depuis septembre 1991. Une décision qui intervient en réaction à l'opération menée par les Forces armées royales en vue de sécuriser cette partie du Sahara suite aux multiples violations des séparatistes. Violations qui mettent en péril la route transsaharienne conduisant à la frontière mauritanienne et qui demeure essentiellement commerciale. Quelle lecture peut-on donner à la décision du Polisario de reprendre les armes près de 30 ans plus tard?


Tout le monde sait que dans les camps de Tindouf, pas une mouche ne peut voler sans l'aval des généraux d'Alger, ce qui peut se traduire par une double manœuvre algéro-polisarienne. Pour Alger d'abord, la faillite du système requérait une diversion pour amener l'opinion publique à se concentrer sur un conflit qui a saigné les finances de l'État et pour lui rappeler aussi que le Maroc demeure un voisin peu fiable avec qui une paix durable n'est pas possible. Pour les Polisario ensuite, le plan d'autonomie proposé par le Maroc remporte l'adhésion de plus en plus de pays à commencer par ceux du continent africain. En outre, les États-Unis et la France font clairement entendre que l'émergence dans cette région du monde d'un micro-pays de peuplé de quelques centaines de milliers d'habitants et dont les responsables détournent constamment l'aide humanitaire n'est pas viable. Surtout lorsqu'on sait que plusieurs mouvements terroristes essaiment non loin de là dans une région du monde aux frontières particulièrement poreuses et où le revenu par habitant est considéré parmi les plus faibles du monde.


La tension à tout prix...


Alger cherche dont à ressusciter un conflit dont personne ne veut pour camoufler ses propres échecs. L'ouverture de plusieurs pays africains et arabes dont les Émirats d'un consulat général à Laayoune a mis les généraux d'Alger dans une situation de branle-bas-de combat.

Image: Le 360


Au point d'altérer sérieusement le jugement des analystes politiques à la solde du système. Ainsi, a-t-on pu lire que les Émirats auraient conditionné cette ouverture par un ralliement progressif de Rabat à l'axe Ryad-Abou Dhabi-Le Caire et qui tant décrié dans le monde arabe, y inclus dans les trois pays concernés. Les points gagnés par Rabat dans ses provinces du sud, avec comme point d'orgue l'ouverture du consulat émirati ont définitivement altéré le jugement des généraux l'Alger.


Rappelons que le véritable homme fort du pays voisin, le général Saïd Chengriha voue une haine implacable au Maroc. Arrivé à la tête de l'armée de son pays en remplacement de Gaïd Salah, il avait pour mission de maintenir la ligne intransigeante vis-à-vis du Maroc, complexe suprême du système algérien. On voit mal toutefois les principaux alliés d'Alger cautionner une campagne dont personne ne veut alors que la planète est en proie à plusieurs foyers d'instabilité. Du moins c'est ce qu'on voudrait bien croire. Mais la sagesse et le bon sens ne semblent pas être le fort des généraux d'Alger. Une guéguerre au Sahara , c'est bel et bien le dernier souhait du peuple algérien lui-même...



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