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Maroc: Remaniement dans l'indifférence...

L'équipe gouvernementale dirigée par Saadeddine Othmani a donc subi, comme attendu une importante cure d'amincissement, ramenant l'effectif à 24 ministres, suivant en cela la volonté du roi Mohammed VI. Certains poids lourds sont maintenus alors que plusieurs observateurs visiblement mal informés les considéraient comme partants. Ainsi, Aziz Akhannouch est reconduit à la tête du département de l'Agriculture, de même que Saïd Amzazi à la tête de l'Éducation nationale ou encore Moulay Hafid Elalamy qui rempile à l'industrie et au Commerce. La rumeur publique, accentuée par la gestion chaotique de certains dossiers, voulait que ces trois poids lourds de l'équipe précédente soient en disgrâce. Il n'en est rien. Ils ont même vu leurs prérogatives renforcées pour obéir à la logique de concentration des départements pour ramener l'équipe à 24 ministre et 5 ministres délégués.


On peut également ajouter, côté surprises, la 'promotion' de L'USFPéiste Mohammed Ben Abdelkader en tant que ministre de la Justice alors qu'il a essuyé une salve de critiques tout au long de son mandat. Quelques observateurs avisés soutiennent que M. Benabdelkader était mieux perçu par le Palais que le Premier secrétaire de l'USFP Driss Lachgar qui aurait fait valoir ses droits à un maroquin. Par contre, le couperet est tombé pour Mohammed Aujjar (Justice), Mustapha El Khalfi ( Relations avec le Parlement), Mohammed Sajid ( Tourisme ) et Mohammed Yatim ( Travail ). Dans le cas de ce dernier, il a été remplacé par un proche de l'ancien Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, à savoir Mohammed Amkraz.





L'une des principales victimes de ce régime minceur est l'Union constitutionnelle qui se retrouve avec un seul département qui revient au membre du bureau politique de cette formation makhzanienne, Hassan Abyaba qui hérite de la Culture et de la Jeunesse et des Sports. L'Habitat et l'Aménagement du territoire revient à Nezha Bouchareb, alors que le crucial département de la Santé, reviendra à Khalid Aït Taleb, ancien directeur du CHU Hassan II de Fès.


Sur les réseaux sociaux, le scepticisme est de rigueur. Le citoyen lambda, très déçu par rapport au bilan des différents gouvernements qui se sont succédé, s'interroge quant à l'efficience d'une telle mesure, se demandant si changer untel par untel serait de nature à répondre aux attentes. D'autres, mettent en avant le délai qui nous sépare de l'organisation des prochaines élections législatives se questionnant sur la marge de manœuvre de cette équipe dans un laps de temps assez modeste. Seule certitude, la rue marocaine s'est montrée bien peu emballée par cette annonce même si plusieurs compétences avérées ont renforcé la deuxième version du gouvernement Othmani

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