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Le «viol conjugal» enfin passible de poursuites!

Mis à jour : 6 janv. 2019


Longtemps considéré comme un sujet tabou, le viol conjugal est enfin reconnu comme un crime et passible de peines d’amendes, voire d’emprisonnement dans les cas les plus extrêmes. La condamnation fin décembre 2018 par la Cour d’appel de Tanger d’un jeune homme de 25 ans originaire de Larache a de quoi réconforter les défenseurs des droits des femmes. : L’individu a, en effet écopé d’une peine de deux ans d’emprisonnement et d’un montant de 30 000 dirhams à verser à la victime. Tout un précédent quand on sait que la majorité des femmes au Maroc, ne peuvent porter plainte contre leurs maris. Le regard d’une partie de la société est en effet peu enclin à soutenir les femmes qui traînent leurs maris devant les tribunaux pour des considérations liées à la vie intime y inclus quand il s’agit de violence conjugale avérée.

Les cas les plus fréquents en la matière sont ceux des maris ivrognes ne sachant comment se contrôler et s’arrogeant le droit d’entretenir en tout temps des rapports sexuels avec leurs épouses même lorsqu’ils sont loin d’être en possession de toutes leurs facultés. S’il s’agit indéniablement d’une avancée significative rendue possible grâce à une décision de justice, la question qui se pose est de savoir comment réagira une partie de la population marocaine, notamment dans l’arrière pays, là où les traditions sont loin de favoriser le droit des femmes à la dignité. Une victoire acquise grâce aux tribunaux peut entraîner une mise au ban de la part de la famille, des voisins et du village. Une donne avec laquelle il faut composer tout en gardant à l’esprit que le droit doit primer en tout temps.



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