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Horacio Arruda: Les vacances de la discorde...


Image: U. de Sherbrooke


Le directeur national de la Santé publique du Québec, le Dr Horacio Arrudo est dans une situation inconfortable. L'opposition lui reproche un séjour prolongé au Maroc du 26 février au 8 mars alors qu'il y avait une situation de branle-bas-de combat sanitaire à l'échelle internationale. Initialement, il devait prendre partà Marrakech à une conférence sur la légalisation du cannabis les 28 et 29 février. Il a visiblement prolongé son séjour pour s'offrir des vacances jusqu'au 8 mars. Et c'est exactement ce que lui reproche l'opposition. Le Parti Québécois notamment soutient que "si le Dr Arruda était alors présent au Québec et que si des mesures draconiennes avaient été prises quelques jours auparavant, le bilant aurait été bien moins lourd''.


La charge de l'opposition mérite un éclairage. D'abord et avant tout, le Dr Arruda est le directeur national de la Santé publique du Québec depuis 2012. Ce qui signifie qu'il a occupé cette fonction sous les gouvernements Marois et Couillard, donc trois couleurs politiques différentes. Or, l'opposition et même certains médias québécois insistent pour l'associer à l'équipe Legault alors que le Dr Arruda est officiellement apolitique. Il y a donc un côté mauvaise fois avéré dans la charge frontale de l'opposition, notamment péquiste. Ensuite, lorsque le Dr. Arruda avait quitté le Québec pour se rendre au Maroc, aucun cas n'avait encore été enregistré et établir un rapport entre le séjour du directeur de la Santé du Québec et la propagation de la maladie est tout à fait injuste car le système ne repose pas entre les mains d'un seul homme.


Rappelons qu'à la même époque, la fermeture de l'espace aérien dans plusieurs pays européens n'est intervenue qu'à partir de la mi-mars et que les activités ont continué à être organisées plus ou moins normalement même après avoir enregistré les premiers cas. À l'époque, personne ne pouvait prédire l'ampleur que la pandémie allait prendre ailleurs qu'en Chine nonobstant les mises en garde de l'OMS. Ce qui revient à se poser la question suivante: Les partis d'opposition craignaient-ils que la cote de popularité record du Dr Arruda profite à la CAQ et au premier ministre Legault, d’où l'urgence de s'en prendre à un personnage très respecté pour saper la popularité du gouvernement caquiste? Chose certaine, la situation au Québec, notamment au niveau du CHSLD est de la responsabilité collective du Parti Libéral, du Parti Québécois et de la CAQ. C'est le système en entier qui est rongé jusqu'à la moelle. C'est tout le monde qui doit écoper, pas seulement le Dr Arruda et la CAQ.

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