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Biden-Sahara: Une reconnaissance synonyme de déroute algérienne

Énorme coup de massue pour le régime algérien. Alors que la junte au pouvoir dans le pays voisin avait tablé sur une position plus nuancée de la part de l'administration Biden concernant la question du Sahara suite à la reconnaissance explicite de la marocanité des provinces du Sud de la part de Donald Trump, voilà que le porte-parole du département d'État Ned Price vient d'indiquer que la nouvelle administration n'avait aucune intention de revenir sur cette décision. La nouvelle est d'une importance cruciale pour le Maroc.


Rappelons que la propagande du régime algérien avait essayé tant bien que mal de vendre l'idée selon laquelle la position de Donald Trump, annoncée en décembre 2020 n'engageait que lui ou à la limite l'administration républicaine. Autrement dit, ce n'est pas l'État américain qui prenait cette décision mais seulement la personne de l'ancien président. Tous les adversaires de l'intégrité territoriale du Maroc à l'instar de l'Espagne, de Cuba, de l'Afrique du Sud ou du Venezuela ont déployé des trésors d'énergie pour essayer de minimiser la portée d'une telle décision. Maintenant que l'administration Biden clame haut et fort que cette position ne changera pas d'un iota, cela veut dire indirectement que c'est une question d'État. Dans le sens où Démocrates et Républicains au plus haut niveau sont désormais favorables à la thèse défendue par le Maroc et rien ne parait indiquer qu'un changement quelconque interviendrait dans un futur proche.


Débandade...


Pour garder les pieds sur terre, il faut souligner qu'aussi bien dans les rangs démocrates que républicains, quelques dizaines de Congressmen et de Sénateurs demeurent favorables au Polisario, essentiellement grâce ou à cause de la carte des droits des minorités à l'autodétermination. Mais lorsque le président en personne se prononce, ces voix deviennent subitement de moins en moins audibles. Au moment décisif, les hommes politiques américains se rallient autour du chef au nom de l'image et de la cohésion, Il faut dire que deux raisons majeures expliquent la position de l'administration Trump. D'une part, les États-Unis ont toujours été défavorables à l'idée de favoriser l'émergence d'un micro-état ( la RASD en l'occurrence) dans une zone ultra-sensible de lutte contre le terrorisme. D'autre part, l'équipe Biden sait très bien que la marocanité du Sahara fait l'objet d'un large consensus au niveau de l'AIPAC, le tout-puissant lobby juif américain. Se le mettre à dos ne peut pas être à l'ordre du jour.


C'est donc une déroute pour le régime algérien. D'autant plus que la Grande-Bretagne a à son tour annoncé la couleur directement ou indirectement et d'autres pays devraient emboiter le pas prochainement. À partir de là, les 10 milliards de dollars dépensés par le régime algérien en armement ne serviront aucunement à opérer une dangereuse manœuvre de diversion militaire. Non seulement le Maroc a largement les moyens de se défendre et même avantageusement le cas échéant, mais la junte algérienne sait pertinemment que les Américains sont sur place et que jamais au grand jamais ils ne permettront que leurs intérêts dans la région soient menacés. Autrement dit, les gesticulations récentes d'Alger inspirent davantage pitié qu'autre chose. La défaite du régime algérien est donc bel et bien consommée.

Image: Afrik.com

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